Salut! C'est MP qui se lance dans la dernière entrée de blogue (pour une deuxième fois, ayant perdu mon premier jet...)
Comme notre avion partait vers 8h, on avait réservé un transport privé qui fait la navette jusqu'à l'aéroport en dehors des heures d'achalandage. On a donc quitté le AirBnB vers 5:30 pour aller attendre notre lift. On s'était arrangé avec le proprio pour notre départ, mais le concierge/portier/armoire à glace n'avait pas été mis au courant. Il nous trouvait donc plutôt louches de quitter de bon matin comme ça... Malgré nos explications et les courriels échangés avec le proprio, rien n'y faisait, il ne voulait pas nous laisser partir! Il a donc fini par le rejoindre au téléphone chez ses parents, en réveillant toute la maisonnée à la fois... François, qui déteste plus que tout ce genre de situations administratives, attendait impatiemment avec le chauffeur dehors, qui lui ne semblait pas du tout dérangé par notre retard! D'ailleurs, l'autre madame qu'on passait prendre chez elle dans une Buenos Aires déserte n'était pas plus prête! Des fois c'est avantageux que d'être en retard soit dans la culture!
On a pu attraper la navette à temps et se rendre à l'aéroport style 1970 qu'est Ezeiza. En tant que bons touristes, on s'assure qu'on ne récupère nos bagages qu'à Toronto, Ce qu'on nous confirme. Ce détail insignifiant aura de l'importance plus tard... Étant beaucoup trop d'avance finalement, on a roupillé et écrit le blog en attendant notre départ vers Rio.
En sortant de l'avion à Rio, on a croisé Barbara, une amie qui était au mariage et qui prenait le même vol que nous! On lui a dit au revoir étant donné qu'on comptait partir rapidement pour aller visiter la ville avant de reprendre l'avion. Juste pour être sûrs (ou TOC?), on a vérifié encore qu'on avait pas à reprendre nos bagages, ce qu'on nous a à nouveau confirmé ...
On est sortis de la zone internationale, croisant au passage des douaniers affairés à vider des valises pleines d'armes d'assaut devant tout le monde, pour aller demander conseils à l'info touristique, où un jeune super motivé nous a donné plein d'idées pour occuper nos maigres 3 heures d'escale... Après avoir perdu le tiers de notre escale à chercher un guichet qui fonctionnait (bin non, j'exagère un peu), on a quitté en bus vers le centre ville. Le trajet a duré environ 1h, avec tout le bordel et le traffic auquel on s'attend à Rio! C'est sans compter les travaux débutés en vue des Jeux Olympiques, qui donnent à la ville une apparence d'après-guerre, notamment sur quelques rues principales où ils ont tout démoli en vue de construire un tramway. Je veux pas être pessimiste mais la ville a l'air moins prête pour les JO qu'elle l'était il y a 3 ans...
On a décidé de visiter le centre-ville, une section de la ville qu'on n'avait pas pu visiter en 2013. En fait, on l'avait visité en arrivant à l'aéroport mais c'était dimanche, et désert, et sale, et louche, et plein de SDF, et non-recommandé de s'y promener là la fin de semaine. On avait donc pas de très beaux souvenirs de l'endroit et on s'est dit qu'on y retournerait pour voir la différence un jour de semaine. Et c'était vraiment bien! Plein de monde, plein de vie, de la samba dans des hauts-parleurs, l'armée qui patrouillait: génial quoi! L'architecture était bien aussi, il y avait un magnifique théâtre devant une grande place plein de papis assis à voir passer le temps. On s'est pris un petit snack sur le pouce, en rushant avec notre portugnol, et on s'est dirigés vers le "cabinet royal de lecture" tout droit sorti de l'époque portugaise. Des murs et des murs de livres anciens et poussiéreux sur plusieurs étages, avec une grosse statue en rénovation au centre. C'était plutôt mignon comme lieu pour aller étudier, disons!
On est passés devant une cathédrale protestante, puis devant l'AFFREUSE et IMMONDE cathédrale catholique moderne, probablement une des architectures les plus horribles que la terre ait jamais porté. Pour vrai, allez googler ça, vous nous croirez ensuite.
Suivait un viaduc sur lequel notre marche de 2 minutes nous a rappelé que Rio peut être trash... À part de pauvres gens qui errent et/ou jonchent les trottoirs, ce quartier populaire abrite une attraction originale, un escalier couvert de céramiques colorées créé par un Chilien et qui est devenu une attraction à la Parc Guell! Puis on a fini notre recorido en revenant vers la place du théâtre et en buvant un jus d'açaï et une limonade à la lime maison! Mmmmh!
Avant de terminer notre visite, on a vu rapido l'ancienne place du gouvernement, i.e. quelques édifices coloniaux dispersés devant une place vide, puis on est partis à la recherche du bus pour revenir à l'aéroport. Bonne chance! L'arrêt mesure 25 mètres de long, avec un tas de monde sortant du bureau, aucun numéro de bus clair, et chaque autobus se suit et arrête quand il y a de la place donc les usagers courent en direction du bus en espérant qu'ils y arrivent avant que celui-ci décide de repartir... Personne n'a pu nous renseigner si on était à la bonne place... Ça faisait une bonne 15aine de minutes où on se voyait rater notre avion quand François s'est mis à courir comme un demeuré avec les bras dans les airs vers l'autobus tant attendu!
De retour à l'aéroport après 1h15 de pare-chocs à pare-chocs, on a dépensé nos derniers Reals dans des nouilles-sushis-crème glacée-frites-gommes-dons aux enfants pauvres. On a mangé avec Barbara qui attendait elle aussi son avion vers Ottawa, avant d'embarquer dans le nôtre vers Miami!
Miami nous attendait vers 3h du matin, avec ses douaniers qui crient après les passagers en décalage horaire: bienvenue aux États Unis! Heureusement, celui à qui on a eu affaire a été plutôt gentil:
- Monsieur, votre passeport est presque plein, c'est la loi de laisser au moins deux pages vides. Je pourrais vous donner une amende pour ça. Mais je ne le ferai pas parce que vous êtes Canadien... Mais changez-le vite parce que d'autres pourraient ne pas être aussi gentils que moi...
Après avoir fait nos hobos sur des bancs en attendant la clarté, on a déjeuné rapido et on a jasé avec le monsieur de l'info touristique super sympathique qui nous a expliqué comment se rendre aux coins intéressants de la ville. Munis à nouveau de nos bermudas, on est partis explorer la ville via un métro aérien. Le centre-ville de Miami ressemble à n'importe quelle ville américaine, sauf qu'il contient... un café Juan Valdez!! La tienda colombiana qui m'avait rendue accro à ses cafés glacés sucrés plein de crème fouettée! On a continué à marcher le long des promenades en bord de mer, dans des quartiers plus qu'aisés, avec des yachts stationnés de temps en temps et des riches épouses promenant leur progéniture en poussette.
Après, on s'est rendus à South Beach, où on a marché le long de la plage. Je dois avouer que je m'attendais à pire de Miami, je pensais que ça allait être plein à craquer de monde et de parasols, mais c'était finalement moins pire que les plages du Monténégro!
On a dîné dans un resto cubain sur la Hispaniola Way, une rue plus que touristique mais où on a finalement très bien mangé! Puis on a digéré nos albondigas vers le nord de Miami beach, d'où on a attendu le bus en jouant au jeu de repérer les autos de luxe qui passaient. Ce qui est arrivé souvent vous vous en doutez...
Le vol vers Toronto fut sans embûches, et on a pu admirer un magnifique coucher de soleil au-dessus des nuages!
L'arrivée, elle, fut différente, lorsqu'on a bien vu que nos valises n'avaient pas suivi... On est donc allés voir le gars de Air Canada, qui nous a dit que en effet, nos valises étaient restées à Miami et que "il aurait fallu les récupérer là-bas", ce qui lui a donné droit à moult protestations de notre part!! Il nous a confirmé qu'elles seraient sur le prochain vol, qui arriverait à minuit. Le problème c'est qu'il fallait se rendre à l'hostel pour ne pas qu'ils pensent qu'on ne se présenterait pas, et que si un seul de nous deux restait à attendre les sacs, ce serait plutôt désagréable de ramener deux backpacks et un sac à dos en métro... On a donc demandé au gars s'ils pouvaient nous rembourser le taxi comme dédommagement. Ils nous a dit que lorsqu'on serait à Québec, on pourrait appeler à un numéro X et voir ce qu'ils pouvaient faire de manière rétrospective. Pour nous, ça sonnait comme un "c'est certain que cette possibilité n'arrivera jamais!" donc on a décidé de tenter notre chance avec le comptoir des départs d'Air Canada.
Deux jeunes employées attelées à ne rien faire ont été super gentilles et étaient d'accord que la situation était poche. Comme d'habitude dans ce genre de situation, notre tactique à François et moi est d'être le plus gentils possibles pour que les gens du service à la clientèle soient plus enclins à acquiescer à nos demandes, ce qui fonctionne souvent. D'ailleurs, quand la gérante est arrivée pour nous parler, la première chose que les filles lui ont dit était "pas d'inquiétude, ils sont gentils"! Finalement, la gérante nous a donné un genre de certificat cadeau à donner au chauffeur de taxi pour qu'on n'ait pas à payer d'emblée. Pour des raisons administratives, il fallait qu'elles marquent une "raison" sur le certificat cadeau et elles y ont inscrit en riant: "angry customers"!
François allait donc rester à attendre nos valises alors que j'allais aller avertir l'hôtel de notre retard pour réserver nos lits. La dame de l'info touristique était bête comme ses pieds et on a finalement croisé les deux employées d'Air Canada qui m'ont aidé à trouver où descendre pour l'hostel! François a écrit le blog, a attendu longuement et a pu observer un client vomir devant lui au Subway à sa plus grande joie (c'était jaune). De mon côté, je suis partie en grelottant (on était en janvier et nos vêtements chauds étaient dans nos backpacks...). J'ai roupillé un peu jusqu'à 2h du matin où François est arrivé comme un prince charmant avec tout notre stock.
Ça a l'air facile dit comme ça mais François me rappelle que ce fut quand même compliqué pour lui de retourner dans la zone internationale, se faisant escorter par un douanier bête. Il a après été envoyé à la fouille secondaire et à raconté l'histoire expliquant sa face déconfite à l'idée de devoir défaire et refaire les 3 sacs... Finalement, le douanier a eu pitié de lui et lui a évité la fouille avec un "Welcome home, sir." Notre angry customer a pris le taxi avec un chauffeur Indien sympathique puis est allé au bar attenant l'hostel pour chercher ses clés, où il s'est fait flatter par un gars bizarre qui a lui dit "Welcome to Toronto!"
Le lendemain matin, le déjeuner de l'hostel était génial! Une gaufre avec une montagne de fruits dans un bar à jus grano! En faisant notre check-out, une employée nous demande où on s'en va. On lui répond "Québec" et elle de répondre: "ooooh lucky you! You'll see, Quebec is a beautiful city!!". Ouais, on sait :)
On avait eu un super deal avec Via Rail vers Montréal, qui, malgré ses vieux wagons, reste plus agréable que le bus! Par contre, à côté de nous se trouvaient 4 soldats vraiment crétins qui ont passé leur temps à faire des jokes grasses. Le trajet était très joli par moment: le long du lac et du fleuve, entre des fermes et il y avait peu de neige pour l'époque de l'année! Avant de partir vers Québec, on a rencontré le frère de François et sa copine dans un café puis on a pris notre lift Amigo express avec un officier du Royal 22ème régiment. Contrairement aux 4 taupins du train, il était vraiment intéressant, avec une belle vision de l'armée (?), une tête bien solide sur les épaules et qui faisait des présentations sur le féminisme à ses soldats!
Après tout ce trajet, nous sommes enfin arrivés à notre appartement, retrouvant notre chat en manque d'amour!
Marie-Pascale et François
C'est de Bucuresti que tu nous envoies la fin de votre Noël argentin. Mieux vaut loin que jamais. K
RépondreSupprimer