Holà todos! C'est Marie-Pascale!
Et c'est parti pour un nouveau blog!
Comme on avait acheté nos billets d'avion plutôt à la dernière minute, notre trajet pour se rendre à Buenos Aires était, disons-le, peu efficace.
François étant à Montréal pour le travail, on se rejoignait à Toronto d'où partait notre premier vol. De mon côté, j'ai quitté Québec vers 7h30 un peu fatiguée d'un Vins et fromages de médecine qui avait eu lieu la veille. Après avoir cherché avec angoisse mes clés pendant 5 minutes (qui étaient tombées dans le fond de mon sac), j'ai pu expérimenter l'inefficacité du transport en commun de la ville de Québec pour se rendre à l'aéroport, après 1h de bus en banlieue puis 25 minutes de marche sur le terrain de l'aéroport. L'aéroport de Québec est minuscule, il n'y avait personne en file pour le check-in et personne en ligne pour la sécurité...! D'ailleurs, quand on a refusé que je passe la sécurité avec une compote de pommes, je suis revenue sur mes pas pour la manger avant d'y revenir, et les employés ne m'ont pas redemandé mon passeport à nouveau parce qu'ils me reconnaissaient... C'est petit...!
On était environ 25 dans le vol de Porter vers Toronto et le vol s'est déroulé sans problème. Il atterrissait à l'aéroport Billy Bishop qui est en plein centre-ville de Toronto: quand même pratique! J'ai marché pendant longtemps le long de la promenade aménagée le long du lac et je me suis arrêtée pour manger dans un food court qui avait vue sur l'eau. En partant, deux mamies m'ont apostrophé pour me demander où je partais comme ça et on a jasé un certain moment, à mon plus grand plaisir de gérontophile. Une d'elles m'a dit : "but you're in the ugliest part of the city, it's all new!" Et elles ont commencé à me décrire comment me rendre dans les coins plus vieux de la ville, ce que je comptais faire après!
L'heure d'arrivée en bus de François approchait alors je me suis rendue à la gare. Rendue là, je me suis dit qu'on était un peu tatas parce qu'on avait aucun moyen de se rejoindre si quelqu'un avait raté son transport ou je ne sais quoi. Le bus avait 30 minutes de retard et je commençais à m'inquiéter... Il est finalement arrivé et mis à part une dame qui parlait Hindi vraiment fort tout le long du trajet et une autre qui a taché de sang menstruel l'entièreté du siège de toilette du bus (?), paraîtrait que son trajet s'est plutôt bien passé...
On est allés s'acheter un souper dans une petite épicerie avant de filer vers l'aéroport. Venait alors l'immmmmmense file de pré-dédouanement américain. Leurs machines d'enregistrement automatique étaient un fail total: mon nom dans mon passeport qu'elle a copié n'était pas le bon, personne n'était capable de me dire quoi faire contre ça, puis le tout a culminé avec un shut-down généralisé de toutes les machines...
On est arrivés à Orlando vers 23h30, puis après avoir récupéré nos sacs, on a pris un taxi vers un endroit magnifique: La Quinta Inn Hotel Airport West. On avait réservé un hôtel dans le coin de l'aéroport parce qu'on ne survivrait pas à deux nuits blanches avant d'arriver à Buenos Aires, et ce juste avant une nuit blanche pour le mariage... Le chauffeur de taxi était bête comme ses pieds, et contrairement ce qu'il disait, il avait aucune idée de où aller. S'en est suivi quelques détours un peu bizarres qui nous l'ont fait détester encore plus, lui et ses compatriotes.
L'hôtel était correct, racheté par la madame bien sympathique de la réception et par le fait qu'on a pu voler quelques trucs de déjeuner le lendemain matin à 6h00 juste avant d'embarquer dans la navette de l'hôtel vers l'aéroport.
Notre vol suivant était avec TAM vers Sao Paulo. 9 longues heures de vol qui se sont transformées en 10 par des demi-tours de l'avion pour éviter un orage au-dessus de la ville. De l'avion, c'était vraiment bien de voir tous les éclairs (au loin) qui éclairaient le ciel!
Nous et nos anciennes bases de portugnol, on dormait dans un hôtel situé dans l'aéroport, qui avait des chambres minuscules avec un lit à deux étages, parfait pour une escale entre deux vols! On a soupé rapidement au Pizza Hut de l'aéroport, une merveille de désorganisation où personne ne savait où aller pour commander et recevoir sa pointe de pizza, malgré une quantité d'employés exagérée...
Notre dernier vol le lendemain matin (enfin!) était vers Buenos, où l'avion est parti une heure en retard. Le problème c'est qu'on avait rendez-vous avec le propriétaire du AirBnB où on allait dormir pour les 3 prochaines nuits...
À BA, on a cherché un comptoir d'information pour savoir comment se rendre en ville. Bien sûr, on nous a proposé d'y aller en taxi... Pendant que j'attendais en file pour changer de l'argent, François est allé voir à un autre kiosque voir si d'autres employés étaient plus débrouillards que la première... Il y avait finalement un bus dans 10 minutes alors on s'est dépêchés pour le prendre!
Aparté sur l'argent en Argentine. En 2013 quand on y était allés, il y avait déjà le concept de "taza blue", un taux de change parallèle pour les $US. Les Argentins avaient/ont tellement peu confiance en leur monnaie à cause de la situation économique qu'ils ont commencé à changer tous leurs pesos pour de l'argent US. Le gouvernement avait donc interdit l'achat de $US, ce qui a créé un double marché: le taux officiel (environ 10 pesons pour 1$ US avant qu'on parte) et le taux au noir (environ 15 pesos pour 1$). On était donc allés sortir de l'argent US au Canada pour ne pas avoir à retirer de l'argent des guichets automatiques en Argentine. Par contre, le matin même où on partait, le nouveau gouvernement argentin (arrivé au pouvoir il y a 1 mois) a décidé d'utiliser le vrai taux du marché pour le peso (15) et dorénavant les banques allaient utiliser ce taux... Il n'y avait donc plus aucun avantage à trainer avec soi un liasse de billets US, ce qu'on a su trop tard... Les innombrables maisons de changes illégales sont donc disparues du jour au lendemain!
Bon, après 50 heures de transfert, nous voilà à BA, (presque) frais et dispo pour notre premier (et probablement dernier) mariage argentin!)
Et c'est parti pour un nouveau blog!
Comme on avait acheté nos billets d'avion plutôt à la dernière minute, notre trajet pour se rendre à Buenos Aires était, disons-le, peu efficace.
François étant à Montréal pour le travail, on se rejoignait à Toronto d'où partait notre premier vol. De mon côté, j'ai quitté Québec vers 7h30 un peu fatiguée d'un Vins et fromages de médecine qui avait eu lieu la veille. Après avoir cherché avec angoisse mes clés pendant 5 minutes (qui étaient tombées dans le fond de mon sac), j'ai pu expérimenter l'inefficacité du transport en commun de la ville de Québec pour se rendre à l'aéroport, après 1h de bus en banlieue puis 25 minutes de marche sur le terrain de l'aéroport. L'aéroport de Québec est minuscule, il n'y avait personne en file pour le check-in et personne en ligne pour la sécurité...! D'ailleurs, quand on a refusé que je passe la sécurité avec une compote de pommes, je suis revenue sur mes pas pour la manger avant d'y revenir, et les employés ne m'ont pas redemandé mon passeport à nouveau parce qu'ils me reconnaissaient... C'est petit...!
On était environ 25 dans le vol de Porter vers Toronto et le vol s'est déroulé sans problème. Il atterrissait à l'aéroport Billy Bishop qui est en plein centre-ville de Toronto: quand même pratique! J'ai marché pendant longtemps le long de la promenade aménagée le long du lac et je me suis arrêtée pour manger dans un food court qui avait vue sur l'eau. En partant, deux mamies m'ont apostrophé pour me demander où je partais comme ça et on a jasé un certain moment, à mon plus grand plaisir de gérontophile. Une d'elles m'a dit : "but you're in the ugliest part of the city, it's all new!" Et elles ont commencé à me décrire comment me rendre dans les coins plus vieux de la ville, ce que je comptais faire après!
L'heure d'arrivée en bus de François approchait alors je me suis rendue à la gare. Rendue là, je me suis dit qu'on était un peu tatas parce qu'on avait aucun moyen de se rejoindre si quelqu'un avait raté son transport ou je ne sais quoi. Le bus avait 30 minutes de retard et je commençais à m'inquiéter... Il est finalement arrivé et mis à part une dame qui parlait Hindi vraiment fort tout le long du trajet et une autre qui a taché de sang menstruel l'entièreté du siège de toilette du bus (?), paraîtrait que son trajet s'est plutôt bien passé...
On est allés s'acheter un souper dans une petite épicerie avant de filer vers l'aéroport. Venait alors l'immmmmmense file de pré-dédouanement américain. Leurs machines d'enregistrement automatique étaient un fail total: mon nom dans mon passeport qu'elle a copié n'était pas le bon, personne n'était capable de me dire quoi faire contre ça, puis le tout a culminé avec un shut-down généralisé de toutes les machines...
On est arrivés à Orlando vers 23h30, puis après avoir récupéré nos sacs, on a pris un taxi vers un endroit magnifique: La Quinta Inn Hotel Airport West. On avait réservé un hôtel dans le coin de l'aéroport parce qu'on ne survivrait pas à deux nuits blanches avant d'arriver à Buenos Aires, et ce juste avant une nuit blanche pour le mariage... Le chauffeur de taxi était bête comme ses pieds, et contrairement ce qu'il disait, il avait aucune idée de où aller. S'en est suivi quelques détours un peu bizarres qui nous l'ont fait détester encore plus, lui et ses compatriotes.
L'hôtel était correct, racheté par la madame bien sympathique de la réception et par le fait qu'on a pu voler quelques trucs de déjeuner le lendemain matin à 6h00 juste avant d'embarquer dans la navette de l'hôtel vers l'aéroport.
Notre vol suivant était avec TAM vers Sao Paulo. 9 longues heures de vol qui se sont transformées en 10 par des demi-tours de l'avion pour éviter un orage au-dessus de la ville. De l'avion, c'était vraiment bien de voir tous les éclairs (au loin) qui éclairaient le ciel!
Nous et nos anciennes bases de portugnol, on dormait dans un hôtel situé dans l'aéroport, qui avait des chambres minuscules avec un lit à deux étages, parfait pour une escale entre deux vols! On a soupé rapidement au Pizza Hut de l'aéroport, une merveille de désorganisation où personne ne savait où aller pour commander et recevoir sa pointe de pizza, malgré une quantité d'employés exagérée...
Notre dernier vol le lendemain matin (enfin!) était vers Buenos, où l'avion est parti une heure en retard. Le problème c'est qu'on avait rendez-vous avec le propriétaire du AirBnB où on allait dormir pour les 3 prochaines nuits...
À BA, on a cherché un comptoir d'information pour savoir comment se rendre en ville. Bien sûr, on nous a proposé d'y aller en taxi... Pendant que j'attendais en file pour changer de l'argent, François est allé voir à un autre kiosque voir si d'autres employés étaient plus débrouillards que la première... Il y avait finalement un bus dans 10 minutes alors on s'est dépêchés pour le prendre!
Aparté sur l'argent en Argentine. En 2013 quand on y était allés, il y avait déjà le concept de "taza blue", un taux de change parallèle pour les $US. Les Argentins avaient/ont tellement peu confiance en leur monnaie à cause de la situation économique qu'ils ont commencé à changer tous leurs pesos pour de l'argent US. Le gouvernement avait donc interdit l'achat de $US, ce qui a créé un double marché: le taux officiel (environ 10 pesons pour 1$ US avant qu'on parte) et le taux au noir (environ 15 pesos pour 1$). On était donc allés sortir de l'argent US au Canada pour ne pas avoir à retirer de l'argent des guichets automatiques en Argentine. Par contre, le matin même où on partait, le nouveau gouvernement argentin (arrivé au pouvoir il y a 1 mois) a décidé d'utiliser le vrai taux du marché pour le peso (15) et dorénavant les banques allaient utiliser ce taux... Il n'y avait donc plus aucun avantage à trainer avec soi un liasse de billets US, ce qu'on a su trop tard... Les innombrables maisons de changes illégales sont donc disparues du jour au lendemain!
Bon, après 50 heures de transfert, nous voilà à BA, (presque) frais et dispo pour notre premier (et probablement dernier) mariage argentin!)
J'attendais ce cadeau de Noël avec impatience. Grand merci! K
RépondreSupprimerHeureux de savoir que vous êtes frais et dispos (presque) après tout cela��
RépondreSupprimerNous vous souhaitons que ce séjour argentin vaille largement les fatigues de l'aller et du retour!
Pôpa et môman, du fond de leur causeuse...