À Puerto Natales, on s'est couchés relativement tôt pour essayer de rattraper un peu de sommeil, ce que deux "couples" d'Israéliens faisaient aussi dans notre dortoir. C'était plutôt inusité, habituellement tu te gardes une petite gêne pour dormir à deux dans un lit de dortoir... Mais bon, ils sont jeunes et fous tsé...
"Jeunes et fous et complètement irrespectueux" me dis-je le lendemain matin en découvrant une enveloppe de condom vide sur leur table de chevet entre nos deux lits!!!
Comme le dit François, on a aucune preuve que l'enveloppe n'était pas là avant et qu'elle était peut-être cachée par du stock, on ne peut donc pas savoir si c'était déjà là, s'ils ont juste été vraiment subtils ou si nos bouchons d'oreille sont d'une efficacité redoutable... Reste que peu importe quand c'est arrivé, c'est vraiment gross de faire ça dans un dortoir!!! C'est la règle "obvious" numéro 1 des hostel!!! C'est donc d'un regard féroce plein de jugement digne d'une matante de 90 ans que j'ai gratifié les deux duos en bobettes en quittant le matin.
Après un frugal déjeuner, on s'est rendus à la gare pour prendre notre bus vers El Calafate, dans lequel on était assis près d'un couple de Français qu'on connaissait de Torres del Paine. On a pris un chemin différent de celui à l'aller, en laissant un passager aveugle dans un petit village perdu au passage. Les douanes avaient l'air encore plus petites que celles de l'autre poste frontalier mais la sortie du Chili s'est quand même faite assez rapidement. Par contre, ce fut encore la catastrophe côté argentin! On a eu pas mal de temps pour jaser avec deux couples de Français, dont l'un d'eux nous a raconté qu'ils se sont fait voler à la pointe du fusil en plein jour à Valparaiso quelques jours plus tôt! On a beau faire bien attention en voyage, ce genre de mésaventure est plutôt imprévisible: on se considère vraiment chanceux que rien de ce genre ne nous soit arrivé!
À El Calafate, on est allés manger dans un petit resto qui ne payait pas de mine mais qui était bien bon et avec des prix très acceptables. On est ensuite allés mener nos choses à l'hostel, où j'en ai profité pour flatter le mini chaton qui venait d'être adopté par une des employées! On avait jusqu'au lendemain PM à El Calafate, c'est-à-dire beaucoup trop de temps pour le nombre d'attractions locales... On a donc pris notre temps pour acheter des souvenirs, en essayant de goûter à certains produits en dégustation comme le "calafate", le bleuet local!
Un peu avant le souper, j'ai fait la rencontre, que dis-je, j'ai été happée par notre voisine de dortoir, une fille de Buenos Aires qui ne pouvait tout simplement pas s'arrêter de parler! Entre 2-3 phrases non pertinentes, elle nous a conseillé un resto en ville, où on a été manger finalement. On y était assis à côté de deux Québécois! Ils nous ont averti que le service était extrêmement lent et on a discuté un peu avec eux de leurs plans de voyage. Finalement, nos plats sont arrivés vraiment rapidement (probablement parce que c'était les "plats du jour"). Par contre, le serveur a refusé de nous servir de l'eau du robinet comme on en demande tout le temps "il n'y a AUCUN restaurateur à El Calafate qui accepterait de vous donner de l'eau du robinet, voulez-vous commander quelque chose d'autre?". He bin, c'est drôle que tu soit le premier à nous le refuser... François a mangé de l'agneau grillé et moi du spaghetti asiatique (ie de la sauce soya avec des nouilles qui flottaient dedans) qui m'a fait regretter mon eau du robinet.
Le lendemain, on s'est levés tard puis on est allés en ville pour se trouver quelque chose à dîner. Notre délicieux sandwich jambon-fromage-tomate s'est conclu d'un alfajore pour François et d'une Pie de limon pour moi, un tarte au citron et à la meringue dont j'étais tombée amoureuse au Chili en 2013! On a écrit le blog devant un thé puis on est partis en navette vers l'aéroport. Quoique minuscule, il est tout neuf et avantageusement placé devant le lago argentino, ce qui garantit une belle vue en attendant l'avion!
À BA, on a pris le bus public comme des vrais porteños, sauf qu'on avait oublié quel bus prendre alors un vieux monsieur tout gentil s'est assuré qu'on prenait le bon et que le chauffeur savait où on voulait descendre. Le trajet du bus passe devant l'hippodrome, et on avait l'impression que ça faisait des siècles qu'on y était nous aussi pour le mariage! Je sais pas si c'est parce que les connections internet étaient vraiment mauvaises ou parce qu'on s'est exilés pendant 5 jours en camping mais on a vraiment décroché dans ce voyage-ci!
On est revenus au même AirBnB qu'à l'arrivée, où on (je) a fait un peu de lavage avant de faire dodo!
Merci pour cette autre chronique palpitante!
RépondreSupprimerMM
P.S. comme l'a écrit mon ami Shakes, "Tout est bien qui finit bien"